Ces facteurs sont nombreux et relèvent aussi bien de l’environnement interne des pays dont sont ressortissants les patients, de l’environnement particulier aux pays d’accueil, que de l’environnement international dans son ensemble :
- un encadrement juridique insuffisant, une législation limitative ou prohibitive. C’est le cas, pour certains pays, de l’avortement et de la fécondation in vitro.
- des astreintes d’ordre légal (niveaux des salariaux minimum locaux), fiscal et d’assurances se répercutant sur le coût des prestations. Coûts élevés des infrastructures.
- des soins non remboursées par les organismes sociaux. Il s’agit des interventions à visée purement esthétique non réparatrices de préjudices accidentels, mais également de certaines techniques.
- une vie moins chère et charges professionnelles de loin inférieures dans les pays d’accueil. Incitations fiscales aux investisseurs locaux et internationaux pour la multiplication et l’amélioration des infrastructures et pour la formation des médecins et des personnels. La possibilité de créer des cliniques offshore.
- le développement d'Internet, source d’influence et d’information d’une grande accessibilité en milieu urbain, plate-forme commerciale incontournable, est le premier canal de communication entre les futurs clients du tourisme médical et les prestataires. Près de la moitié des réservations se font sur Internet.
- des taux de change très favorables, aussi bien pour les clients/patients, que pour les investisseurs. L’industrie du tourisme médical procure par exemple à l’Inde 5 milliards de dollars par an.
Les arguments de vente :
- l’ancienneté ou la paternité historique (Grèce, Tunisie, Amérique du Sud). La haute qualité des infrastructures (le nombre de ces cliniques privées atteint la cinquantaine au Maroc, réparties dans les villes de Rabat et Casablanca).
- Une technologie et des équipements de pointe (micro-chirurgie, chirurgie au laser)
- la normalisation des services (des établissements affichent la Certification ISO).
- les très hautes compétences des médecins et chirurgiens (formés en Europe et en Amérique du Nord). Les futurs patients peuvent parfois avoir accès aux CV des médecins.
- la qualité de l’accueil, l’attention et l’écoute dont bénéficient les patients, ainsi que les délais d’attente (Inde, Amérique du Sud).
- les prix compétitifs, bien entendu.
- la garantie d’un contrôle (affiliation au Conseil de l'Ordre des chirurgiens plasticiens, au Maroc). Un parrainage ou un partenariat institutionnel (agrément d’organismes internationaux comme la Joint Commission International of Accreditation. [Voir article].
- une collaboration internationale en matière de recommandations et de suivi (cette dernière question étant sujette à réserve et très controversée au plan de l’éthique médicale et des implications juridiques).
Les offres combinent pour des prix attractifs les soins et les vacances de luxe en formules « all inclusive » comprenant le voyage par avion, les transferts, le séjour à l’hôpital durant l’intervention, les frais d’anesthésie, les soins post-opératoires et les produits pharmaceutiques, et le séjour de convalescence dans un hôtel de luxe. |